- 1670 Publication du Dictionnaire historique de MORERI.
- 1675 Colbert demande à l'Académie des Sciences un
"traité
de
mécanique" qui décrirait toutes les machines en usage
dans
la pratique des arts". Le premier volume, sous le titre
Description des arts et métiers ne verra le jour qu'en
1761.
- 1694 Première édition du Dictionnaire de
l'Académie
française.
- 1697 BAYLE publie son Dictionnaire historique et critique, mine
d'érudition mise au service de l'esprit critique. Chaque article
est accompagné de notes très développées
où
s'expriment les
idées les plus audacieuses.
- 1704 Parution à Londres du Lexicon technologicam or an
Universal
Dictionary of the arts and sciences, de John Harris.
Première édition à Trévoux (Ain) du
Dictionnaire dit
de Trévoux
(Dictionnaire universel français et latin contenant la
.signification
et la définition tant des mots [...] que des termes propres de
chaque
état et de chaque profession [...] l'explication de tout ce que
renferment les sciences et les arts) composé par les
Jésuites.
- 1718 Deuxième édition du Dictionnaire de
l'Académie
française.
- 1728 Publication à Londres de la Cyclopoedia or an Universal
Dictionary of arts and sciences d'EPHRAIM CHAMBERS, répertoire
bien documenté qui accorde une place importante aux arts et
aux métiers
- 1732 Édition revue et augmentée par Fontenelle du
Dictionnaire des arts et des sciences de Thomas CORNEILLE (1694),
ouvrage sec et confus.
- 1740 Troisième édition du Dictionnaire de
l'Académie
française.
- 1743 Cinquième édition du Dictionnaire de
Trévoux.
- 1744 Achèvement de la publication de l'Historia critica
philosophiae
du pasteur Brucker qui étudie chronologiquement l'histoire
de l'esprit humain.
- 1745 (février). Le libraire LE BRETON s'associe à
l'Allemand
Sellins
et à l'Anglais Mills pour la traduction en français de la
Cyclopaedia
de Chambers.
(26 mars). Le Breton obtient un premier privilège pour
l'édition
en quatre volumes d'un Dictionnaire universel des arts et des
sciences.
(Août). Rupture entre le libraire et ses deux collaborateurs.
(18 octobre). Le Breton signe un contrat pour la publication
d'une Encyclopédie française avec trois de ses
collègues parisiens,
Briasson, Durand et David, qui préparaient depuis 1744 une
édition du Dictionnaire de médecine de l'Anglais
James, traduit par Diderot.
- 1746 (21 janvier). Le chancelier d'Aguesseau accorde aux
quatre associés le renouvellement d'un privilège concernant
une Encyclopédie ou Dictionnaire universel des arts et des
sciences, traduit des Dictionnaires anglais Chambers et de Harris,
avec des additions.
(27 juin). La direction de l'édition est
confiée à l'abbé DE GUA DE
MALVES, membre de l'Académie des sciences. Il est assisté
par DIDEROT et d'ALEMBERT, chargés de refaire les articles mal
traduits.
(7 juillet). Condamnation par le Parlement des Pensées
philosophiques, oeuvre anonyme de Diderot.
- 1747 (16 octobre). Diderot et d'Alembert remplacent solidairement
l'abbé de Malves à la direction de
l'Encyclopédie.
- 1748 (30 avril). Un nouveau privilège consacre un changement
d'orientation dans la conception de l'oeuvre; il concerne une
Encyclopédie, ou Dictionnaire universel des sciences, arts
et métiers, traduit [...] avec des augmentations.
(Octobre). Publication à Genève de l'Esprit des lois
de Montesquieu.
Diderot entreprend une enquête technique dans les ateliers des
faubourgs.
- 1749 (juin). Diderot engage un dessinateur, Goussier, pour refaire ou
compléter des figures achetées à des graveurs ou
à
des marchands.
(24 juillet). Arrestation de Diderot, incarcéré à
Vincennes
et non à la Bastille qui est pleine--à la suite de sa
Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient.
Au bout d'un mois il peut recevoir ses amis, d'Alembert, Jean-Jacques
Rousseau, et ses libraires qui, craignant la ruine de
l'Encyclopédie, multiplient
les démarches en sa faveur.
(3 novembre). Libération de Diderot qui se remet
immédiatement
au travail.
- 1750 (novembre). Diffusion à 8.000 exemplaires du
Prospectus
définitif qui énonce, dans sa dernière page, les
conditions de la publication (dix volumes in-folio dont deux de planches)
et de la souscription: 60 livres en acompte, 36 livres à la
réception du premier volume prévue pour juin 1751,
24 livres à la livraison de
chacun des suivants échelonnés de six mois en six mois, 40
livres à la réception du huitième volume et des
deux tomes de planches. En tout, 372 livres.
- 1751 (janvier). Sous la plume du Jésuite Berthier, le
Journal de
Trévoux critique l'imitation de Bacon dans le tableau des
connaissances humaines joint au prospectus.
- 1751 (février). Lettre au R. P. Berthier,
réponse ironique et cinglante
de Diderot qui, soucieux de publicité, joint à sa lettre le
texte de l'article Art. Une vive polémique s'ensuit, qui
excite la curiosité
du public et contribue à entraîner l'afflux des souscripteurs
(plus de mille à la fin d'avril).
(28 juin). Publication du premier volume, tiré à
2.050 exemplaires, de l'Encyclopédie ou Dictionnaire
raisonné des sciences, des arts
et des métiers, par une société de gens de lettres,
mis en ordre et publié par M. Diderot, de l'Académie
Royale des Sciences et
Belles-Lettres de Prusse, et, quant à la partie
mathématique,
par M. d'Alembert, de l'Académie Royale des Sciences de Paris et de
celle de Prusse et de la Société Royale de Londres,
précédé d'une
dédicace flatteuse au comte d'Argenson, garde des sceaux, et
du Discours préliminaire de d'Alembert.
(octobre). Attaques très vives du Journal de Trévoux:
les
Jésuites
accusent les rédacteurs de l'Encyclopédie de
critiquer leur
enseignement, de rabaisser les rois et les saints, de prêcher
la liberté d'expression et de plagier le Dictionnaire de
Trévoux. L'évêque
de Mirepoix, Boyer, aumônier de la Dauphine, met en garde
le roi contre les tendances inquiétantes de
l'Encyclopédie
et obtient que Malesherbes, le nouveau directeur de la Librairie,
nomme trois censeurs chargés de surveiller la rédaction des
articles.
(18 novembre). L'abbé DE PRADES, ami de Diderot et collaborateur
de l'Encyclopédie, soutient avec succès en Sorbonne
sa thèse de doctorat, Quel est celui sur la force duquel Dieu a
répandu le souffle de la vie? Mais rapidement les
Jésuites
y discernent des propositions antichrétiennes.
(décembre). Voltaire, dans la conclusion du Siècle de
Louis
XIV, salue l'Encyclopédie comme l'ouvrage "immense et
immortel" de ses disciples.
- 1752 (janvier). Quelques jours après la parution du tome II de
l'Encyclopédie, la thèse de l'abbé de
Prades est censurée "avec horreur"
par la Sorbonne qui l'accuse de prôner le sensualisme et la
religion naturelle; l'archevêque de Paris, CHRISTOPHE DE
BEAUMONT, lance un mandement contre elle, puis le Parlement
la condamne au feu.
(février). Les Réflexions d'un franciscain, avec
une lettre préliminaire adressée à M. [Diderot],
auteur en partie du Dictionnaire
philosophique, pamphlet du Jésuite Geoffroy,
révèlent
les rapports entre l'abbé de Prades et les abbés
Yvon, Pestré, Mallet,
collaborateurs de l'Encyclopédie, au moment où
l'article Certitude, signé par l'abbé de Prades, est
taxé d'hérésie par les Jésuites.
(7 février). Arrêt du Conseil du roi, ordonnant que les deux
premiers volumes de 1'"ouvrage intitulé Encyclopédie
seront
et demeureront supprimés". Peu après, les abbés de
Prades,
Pestré et Yvon s'exilent.
- 1752 (mai). Grâce aux efforts de Malesherbes--qui a fait mettre
à l'abri de toute saisie, peut-être chez son propre
père le chancelier Lamoignon, les papiers de Diderot et des
libraires--et au crédit de Madame de Pompadour, le
gouvernement autorise discrètement Diderot et d'Alembert à
reprendre leur oeuvre.
(novembre). La Querelle des bouffons, opposant les partisans de
l'opéra français traditionnel et les admirateurs
de l'opéra-bouffe italien, commence à accaparer
l'attention du public.
- 1753 Publication du tome III de l'Encyclopédie,
tiré à 3.100 exemplaires, avec un Avertissement des
éditeurs rédigé par d'Alembert.
- 1754 (février). Nouveau tirage des trois premiers tomes,
pour aboutir à 4.200 exemplaires.
(novembre). Tome IV de l'Encyclopédie. L'entreprise a
conquis
une importance nationale. Dans l'article Droit de copie,
prévu
pour le tome V, le libraire David écrit qu'elle "appartient
à la France". D'Alembert est élu à l'Académie
Française.
- 1755 (novembre). Tome V, précédé d'un
Éloge
de Montesquieu par d'Alembert.
- 1756 (mai). Tome VI de l'Encyclopédie.
(août). Séjour de d'Alembert chez Voltaire, aux
Délices.
Tous deux préparent l'article Genève.
- 1757 (5 janvier). Attentat de DAMIENS contre Louis XV.
(21 avril). Édit du Parlement prévoyant la peine de mort ou
les galères pour les auteurs et imprimeurs de livres tendancieux
et clandestins.
(30 juin). Article de Fréron accusant de plagiat l'auteur du
Fils naturel, drame publié par Diderot en février.
Dès lors, les
attaques contre l'Encyclopédie s'accumulent dans le
Mercure
de France: "Premier Mémoire sur les Cacouacs" (les
Encyclopédistes), "Avis utile et nouveau Mémoire pour servir
à l'histoire des Cacouacs" de Moreau, historiographe du roi,
qui "montre les Encyclopédistes comme un corps organisé,
possédant tout l'attirail nécessaire au combat, et
marchant délibérément à
l'assaut de la morale, de la religion et du gouvernement",
(Jacques Proust, Diderot et l'Encyclopédie, p. 109);
dans l'Année littéraire de Fréron: "Petites
Lettres sur de grands philosophes"
dans la Gazette littéraire, la Gazette de France, les
Mémoires de Trévoux et dans les Nouvelles
ecclésiastiques, le journal des jansénistes.
(novembre). Tome VII de l'Encyclopédie. L'article
Genève, signé par d'Alembert, suscite la protestation
des pasteurs genevois, qui ont pris pour une insulte l'éloge
de leur socinianisme et, en France, les cris du parti dévot
qui y décèle une profession de foi déiste.
- 1758 (janvier). "Excédé des avanies et des vexations
que l'ouvrage lui attire, des satires odieuses et même
infâmes"
(Lettre à Voltaire du 20 janvier 1758), d'Alembert, qui par
ailleurs
juge insuffisants les émoluements que lui attribuent les libraires,
décide de renoncer à sa tâche.
(mars). Les libraires rédigent un Mémoire sur les motifs
de
la suspension de l'Encyclopédie, où ils conjurent
leur collaborateur de conserver son poste. D'Alembert accepte sans
enthousiasme.
(juillet). HELVÉTIUS, ami des Encyclopédistes, publie son
traité De l'Esprit qui expose une philosophie
matérialiste.
(août). Révocation du privilège de /'Esprit.
(septembre). Publication des deux premiers volumes des
Préjugés
légitimes contre l'Encyclopédie, où Abraham
Chaumeix
réfute simultanément l'Encyclopédie et le
livre
de l'Esprit.
(novembre). Mandement de l'archevêque de Paris condamnant
l'Esprit.
- 1759 (23 janvier). Le Parlement examine huit livres subversifs,
dont l'Esprit et l'Encyclopédie; puis le Procureur
du roi prononce un violent réquisitoire: "La Société,
l'État, la Religion se
présentent aujourd'hui au Tribunal de la Justice pour lui porter
leurs plaintes; leurs droits sont violés, les lois sont
méconnues;
l'impiété qui marche le front levé parait,
en les offensant,
promettre l'impunité à la licence qui s'accrédite de
jour en jour."
(6 février). L'Esprit est condamné à
être
lacéré et brûlé par la
main du bourreau; le jugement sera exécuté quatre jours plus
tard, devant le Palais de justice. L'Encyclopédie
échappe
à cette
sanction, mais est soumise à une commission de révision
composée de théologiens, d'avocats et de savants, tous
jansénistes.
(8 mars). Le Conseil du roi révoque le Privilège de 1746,
la distribution et la réimpression de l'Encyclopédie
sont et demeureront interdits. Cet arrêt paraît sonner
le glas d'une entreprise
que d'Alembert, de son côté, abandonne définitivement.
Pourtant il va permettre le sauvetage de l'oeuvre: "La révocation
du privilège mettait l'Encyclopédie hors de
l'atteinte légale de ses ennemis, sans pourtant empêcher
sa continuation, pour peu qu'on usât bien de la permission tacite"
(Jacques Proust, I'Encyclopédie, p. 65).
(21 juillet). Nouvel arrêt ordonnant le remboursement des
souscripteurs pour les volumes non parus. Mais aucun
souscriptuer ne réclame son argent.
Les libraires prennent des contacts avec des éditeurs
étrangers
et adressent au chancelier un mémoire proposant que l'impression
se fasse à l'étranger ou qu'elle continue en France avec la
tolérance du gouvernement. Malesherbes refuse la première
solution et garde le silence sur la seconde. Les Encyclopédistes
profitent de cet accord implicite.
Malgré la condamnation de l'ouvrage par le pape Clément XIII
(3 septembre), Diderot et les libraires font admettre le
remboursement des souscripteurs par la livraison des planches, "à
raison d'un volume de 250 planches par an, à commencer
en 1760".
(8 septembre). Nouveau privilège accordé pour un Recueil
de
mille planches gravées en taille douce sur les sciences, les arts
libéraux et mécaniques, les explications des figures en
quatre
volumes in folio. Diderot peut donc continuer son travail.
(novembre). Les adversaires de l'Encyclopédie attaquent sur
un autre plan. FRÉRON publie la dénonciation d'un ancien
employé des libraires: les planches dont l'impression se
prépare
auraient été dérobées à Réaumur
avant la mort de ce dernier.
L'Académie des Sciences--dont Réaumur avait
été
le secrétaire perpétuel--enquête et lave Diderot
de cette accusation.
- 1760 (mars). LEFRANC DE POMPIGNAN prononce à l'Académie
Française un discours de réception qui critique violemment
l'Encyclopédie et l'esprit philosophique. Voltaire
réplique par une succession
de pamphlets: les quand, les pour, les que, les
qui, les quoi, les oui
les non, les car, les ah! ah!. Et, pour venger
Diderot,
il décidé de présenter la candidature de ce
dernier à l'Académie Française. Mais Diderot
décline l'offre.
(mai). PALISSOT fait représenter à la
Comédie-Française sa
comédie des Philosophes, qui plagie les Femmes
savantes,
et maltraite Diderot, Helvétius, Grimm, Madame Geoffrin et
Rousseau: ce dernier marche à quatre pattes sur la scène.
L'abbé Morellet riposte par une brochure incisive, Vision
de Charles Palissot, qui lui vaut d'être embastillé.
- 1761 Diderot fait jouer avec succès le Père de famille
et
achève le texte des explications accompagnant les planches de
l'Encyclopédie.
- 1762 Le premier volume de planches paraît en janvier. L'avenir
de
l'oeuvre va être assuré par... les jansénistes:
à
la suite de la
banqueroute d'un Jésuite (La Valette, qui s'était
lancé
dans le commerce), le Parlement janséniste fait fermer
les collèges des
Jésuites, puis le 6 août condamne "les bulles, brefs,
constitutions, et autres règlements de la Société se
disant de Jésus".
Les membres de la compagnie sont expulsés hors de France.
Avec eux disparaissent les adversaires les plus acharnes de
l'Encyclopédie. Et Diderot peut refuser la proposition de
Catherine II qui lui offrait d'achever son Dictionnaire à Saint
Pétersbourg.
Quatrième édition du Dictionnaire de l'Académie
française.
- 1763 Les volumes II et III de planches se succèdent.
L'Encyclopédie perd son protecteur Malesherbes,
heureusement remplacé à la
direction de la Librairie par un ami de Diderot, Sartine.
- 1764 (novembre). Cherchant un renseignement dans un des volumes
imprimés, mais non encore parus, Diderot s'aperçoit que,
pour éviter tout ennui avec la censure, le libraire Le Breton a
falsifié depuis deux ans certains de ses articles et les articles
de Saint-Lambert, Turgot, d'Holbach, Jaucourt. Le philosophe
exprime son indignation dans une lettre de plusieurs pages:
Vous m'avez mis dans le cur un poignard que votre vue ne peut
qu'enfoncer davantage [...].
Vous m'avez Iâchement trompé deux ans de suite; vous avez
massacré ou fait massacrer par une bête brute le travail de
vingt honnêtes gens qui vous ont consacré leur temps, leur
talent
et leurs veilles gratuitement, par amour du bien et de
la vérité, et sur le
seul espoir de voir paraître leurs idées et d'en recueillir
quelque considération qu'ils ont bien méritée
et dont votre injustice et
votre ingratitude les aura privés [...].
On apprendra une atrocité dont il n'y a pas d'exemple depuis
l'origine de la librairie. En effet, a-t-on jamais oui parler de dix
volumes in-folio clandestinement mutilés, tronqués,
hachés,
déshonorés par un imprimeur [...]?
Ce qu'on y a recherché, c'est la philosophie ferme et hardie de
quelques-uns de vos travailleurs. Vous l'avez châtrée,
dépecée, mutilée mise en lambeaux sans jugement,
sans ménagement et sans
goût. sans nous avez rendus stupides et plats. Vous avez banni de
votre livre ce qui en aurait fait encore le piquant,
l'intérêt
et la nouveauté... (Lettre à Le Breton du 12 novembre
1764.)
Profondément meurtri, Diderot prend pourtant conscience du
fait qu'il est impossible de tout réimprimer et, pressé par
ses amis, il consent à mener sa tâche jusqu'à son
terme.
- 1765 (août). Diderot écrit un Avertissement pour servir
de
préface au tome VIII. L'achèvement de son oeuvre ne
lui ôte pas son amertume: "Notre ouvrage serait fini sans une
nouvelle bêtise
de l'imprimeur qui avait oublié dans un coin une partie du
manuscrit. J'en ai, je crois, pour le reste de la semaine, après
laquelle je m'écrierai: Terre! Terre!" (Lettre à Sophie
Volland du 8 août 1765).
(décembre). La mort du dauphin affaiblit le parti dévot, et
les libraires jugent le moment opportun pour mettre à la
disposition du public le reste de l'ouvrage.
- 1766 (janvier). Publication du volume IV de planches et des dix
derniers
volumes de discours. Le titre, modifié par un prudent
subterfuge, tend à faire croire que l'oeuvre a été
imprimée à l'étranger:
Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des
arts
et des métiers, par une Société de gens de lettres.
Mis
en ordre par M. ***. A Neufchatel, chez Samuel Fauche et Compagnie,
libraires et imprimeurs, 1765.
- 1766 (28 février). Torture et exécution du chevalier de
La
Barre.
(23 avril). Emprisonnement à la Bastille, pour huit jours, du
libraire Le Breton, coupable d'avoir expédié à
Versailles,
sans autorisation, plusieurs exemplaires des derniers volumes. Cet
incident n'empêche pas Diderot de mettre au point les derniers
volumes de planches.
- 1767-1772 Publication des tomes V à XI de planches.